A dîner le week-end dernier, le parrain de Clément et son amie.
Repas tranquille, entre amis.
Les couples sont assis l'un à côté de l'autre, les femmes se font face, les hommes aussi.
Deux conversations s'installent, en même temps.
Mon cher discute avec madame. Ils parlent boulot et nouvelle entreprise.
La discussion s'installe entre le parrain et moi.
Il me parle boulot, il me parle de mon père en des termes élogieux, il me parle de cette proposition de travail dans l'entreprise paternelle qu'il avait refusée il y a bien une bonne dizaine d'années de cela. Il se demande si c'était le bon choix. Il m'en parle et je sens que cela l'a marqué. De mon côté, je me souviens effectivement que mon père lui avait proposé du boulot dans son entreprise, je me souviens que Christophe n'avait pas donné suite, mais je n'avais pas attaché plus d'importance que cela à cette entrevue professionnelle. Mon père ne m'en avait jamais reparlé. J'ai pris conscience que ce sujet devait "tracasser" Christophe depuis un bon moment. Des questions sur "ai-je bien fait de refuser d'un point de professionnel ? " mais aussi "ai-je bien fait de refuser sur un point de vue personnel ? ".
Il m'est difficile de dire si l'opportunité professionnelle était belle, si elle aurait mené à "une belle carrière". D'un point de vue personnel, je pense que refuser était un bon choix. Je connais mon père, il n'est pas toujours diplomate, il dirige beaucoup et encore plus ses employés. Il est certain que travailler avec lui, aurait pu avoir une incidence sur mes relations amicales avec Christophe.
Christophe, c'est l'ami de mon mari, c'est le parrain de mon fils.
On a failli se perdre de vue, mais il a su au bon moment revenir vers nous.
Je le connais depuis que je connais mon mari, soit 18 ans. Je crois le connaître un peu mieux depuis quelques années. Ce n'est pas simple de connaître les amis de son mari. Je reste la femme de..., eux les amis de...
Et puis parfois sans que les choses établies changent : la femme de l'ami restera toujours la femme de l'ami, l'ami du mari restera l'ami du mari, on sait que, sur cet ami on peut compter. Je le lui ai déjà dit, par mail, lorsque mon cher était hospitalisé. Peut-être l'a-t-il oublié ? Je ne crois pas.
Il y eut donc au cours de ce repas, une parenthèse, des conversations croisées qui se sont arrêtées en même temps. Peut-être que la fin de l'une, a signé la fin de l'autre.
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