C'est une histoire d'enfants qui grandissent.
Une histoire bien banale : celle de la vie.
Un jour ils sont au CM2, l'année suivante ils sont au collège.
C'est l'âge bête, inutile de le nier.
Mais c'est aussi l'âge où le corps commence à changer.
J'avais déjà remarqué quelques amorces de la puberté chez mon fils l'été dernier. Cela se poursuit.
Il était horrifié, il y a peu, par l'arrivée d'un bouton disgracieux. Et oui, l'adolescence, n'est pas le plus bel âge. Les boutons arrivent et en plus on s'en préoccupe.
En un an, les cheveux ont poussé, la taille a augmenté considérablement et la sensation d'être un grand aussi...même si ce n'est pas encore tout à fait le cas.
Ma fille, elle, du haut de ses " pas encore 10 ans" rêve de voir ses seins pousser. Et pour le moment, ce n'est pas encore le cas. Ouf...un peu de répit quand même.
Du coup, comme d'autres, l'ont fait au même âge, elle glisse sous son haut, des petites balles pour faire comme si. ça m'amuse. ça amuse moins le papa qui n'est pas encore prêt.
Dimanche dernier, je demandais sur le ton de la boutade, si elle avait vu Alerte à Malibu ( bien qu'elle ne connaisse pas), tant elle exhibait sa fausse poitrine. Je cherchais sa source d'inspiration. Ben non, m'a t-elle répondu. c'est pour être comme toi. J'étais plutôt flattée d'être ainsi citée, même si ma poitrine est loin d'être aussi opulente que celle de la fameuse blonde pulpeuse ( je joue même dans la cour des petits par rapport à cette demoiselle en maillot rouge). Mais bon, je l'ai pris comme un compliment et je dis merci aux soutifs qui regonflent un peu tout cela.
Et je me dis aussi, que bientôt viendra l'heure du premier soutien gorge pour ma fille, des premières culottes sur lesquelles on n'aura plus les personnages stars de l'enfance...et je ne veux même pas imaginer plus loin. Chaque chose en son temps et pas trop vite de préférence que j'ai le temps de m'y faire.
vendredi 8 juin 2012
mercredi 6 juin 2012
histoire de repas
A dîner le week-end dernier, le parrain de Clément et son amie.
Repas tranquille, entre amis.
Les couples sont assis l'un à côté de l'autre, les femmes se font face, les hommes aussi.
Deux conversations s'installent, en même temps.
Mon cher discute avec madame. Ils parlent boulot et nouvelle entreprise.
La discussion s'installe entre le parrain et moi.
Il me parle boulot, il me parle de mon père en des termes élogieux, il me parle de cette proposition de travail dans l'entreprise paternelle qu'il avait refusée il y a bien une bonne dizaine d'années de cela. Il se demande si c'était le bon choix. Il m'en parle et je sens que cela l'a marqué. De mon côté, je me souviens effectivement que mon père lui avait proposé du boulot dans son entreprise, je me souviens que Christophe n'avait pas donné suite, mais je n'avais pas attaché plus d'importance que cela à cette entrevue professionnelle. Mon père ne m'en avait jamais reparlé. J'ai pris conscience que ce sujet devait "tracasser" Christophe depuis un bon moment. Des questions sur "ai-je bien fait de refuser d'un point de professionnel ? " mais aussi "ai-je bien fait de refuser sur un point de vue personnel ? ".
Il m'est difficile de dire si l'opportunité professionnelle était belle, si elle aurait mené à "une belle carrière". D'un point de vue personnel, je pense que refuser était un bon choix. Je connais mon père, il n'est pas toujours diplomate, il dirige beaucoup et encore plus ses employés. Il est certain que travailler avec lui, aurait pu avoir une incidence sur mes relations amicales avec Christophe.
Christophe, c'est l'ami de mon mari, c'est le parrain de mon fils.
On a failli se perdre de vue, mais il a su au bon moment revenir vers nous.
Je le connais depuis que je connais mon mari, soit 18 ans. Je crois le connaître un peu mieux depuis quelques années. Ce n'est pas simple de connaître les amis de son mari. Je reste la femme de..., eux les amis de...
Et puis parfois sans que les choses établies changent : la femme de l'ami restera toujours la femme de l'ami, l'ami du mari restera l'ami du mari, on sait que, sur cet ami on peut compter. Je le lui ai déjà dit, par mail, lorsque mon cher était hospitalisé. Peut-être l'a-t-il oublié ? Je ne crois pas.
Il y eut donc au cours de ce repas, une parenthèse, des conversations croisées qui se sont arrêtées en même temps. Peut-être que la fin de l'une, a signé la fin de l'autre.
Repas tranquille, entre amis.
Les couples sont assis l'un à côté de l'autre, les femmes se font face, les hommes aussi.
Deux conversations s'installent, en même temps.
Mon cher discute avec madame. Ils parlent boulot et nouvelle entreprise.
La discussion s'installe entre le parrain et moi.
Il me parle boulot, il me parle de mon père en des termes élogieux, il me parle de cette proposition de travail dans l'entreprise paternelle qu'il avait refusée il y a bien une bonne dizaine d'années de cela. Il se demande si c'était le bon choix. Il m'en parle et je sens que cela l'a marqué. De mon côté, je me souviens effectivement que mon père lui avait proposé du boulot dans son entreprise, je me souviens que Christophe n'avait pas donné suite, mais je n'avais pas attaché plus d'importance que cela à cette entrevue professionnelle. Mon père ne m'en avait jamais reparlé. J'ai pris conscience que ce sujet devait "tracasser" Christophe depuis un bon moment. Des questions sur "ai-je bien fait de refuser d'un point de professionnel ? " mais aussi "ai-je bien fait de refuser sur un point de vue personnel ? ".
Il m'est difficile de dire si l'opportunité professionnelle était belle, si elle aurait mené à "une belle carrière". D'un point de vue personnel, je pense que refuser était un bon choix. Je connais mon père, il n'est pas toujours diplomate, il dirige beaucoup et encore plus ses employés. Il est certain que travailler avec lui, aurait pu avoir une incidence sur mes relations amicales avec Christophe.
Christophe, c'est l'ami de mon mari, c'est le parrain de mon fils.
On a failli se perdre de vue, mais il a su au bon moment revenir vers nous.
Je le connais depuis que je connais mon mari, soit 18 ans. Je crois le connaître un peu mieux depuis quelques années. Ce n'est pas simple de connaître les amis de son mari. Je reste la femme de..., eux les amis de...
Et puis parfois sans que les choses établies changent : la femme de l'ami restera toujours la femme de l'ami, l'ami du mari restera l'ami du mari, on sait que, sur cet ami on peut compter. Je le lui ai déjà dit, par mail, lorsque mon cher était hospitalisé. Peut-être l'a-t-il oublié ? Je ne crois pas.
Il y eut donc au cours de ce repas, une parenthèse, des conversations croisées qui se sont arrêtées en même temps. Peut-être que la fin de l'une, a signé la fin de l'autre.
lundi 4 juin 2012
Histoire de mère
Hier, inutile de vous le rappeler, c'était la fête des mères.
J'avais invité la mienne à partager notre repas du midi. Un peu avec appréhension, car, elle est dans sa phase déprime où rien ne va, où elle n'arrive pas à se motiver pour bouger.
Elle est venue. C'est déjà cela. Et le repas s'est bien passé.
Depuis des années, je vois ma mère osciller entre phase surexcitée et phase déprimée.
Je me souviens de ces périodes, lorsque j'étais ado et que je vivais encore chez mes parents. Je revois ses larmes...beaucoup. Je ne me souviens pas, par contre, de phases où elle était tout feu tout flamme. J'ai l'impression que c'était moins marqué à cette époque.
Je me souviens d'aller-retour le mercredi avec fiston à peine âgé de 2 ans,dans une maison de repos perdue dans le 77. Je sais ce qui a provoqué le geste qui l'a conduite dans cet établissement. Je sais beaucoup de choses. Les secrets de famille ne font pas partie de la mienne à priori.
Après leur divorce, ma mère a une une longue période où tout allait bien, où elle croyait que tout irait pour le mieux : trouver du boulot, trouver un nouvel amour...
Là elle déchante. Tout n'est pas si simple. Ni trouver du boulot après un certain âge, ni trouver l'amour au coin du chemin. Certains hommes rencontrés semblent plus intéressée par une relation brève que par un lien sérieux.
Depuis plusieurs semaines, elle n'arrive pas à se motiver. Les médicaments varient, les dosages fluctuent.
L'année dernière, je travaillais dans la ville où elle habite. Je pouvais facilement aller manger chez elle le midi. Cette année, avec ma mutation, c'est plus compliqué.
Elle va partir pour quelques jours dans le sud, voir ma soeur et ma grand-mère. Cela fait plusieurs semaines que je la poussais à le faire. Elle s'est enfin décidée. Je ne sais pas si cela sera mieux, mais je me dis que le changement d'air lui fera peut-être du bien. On verra bien.
J'avais invité la mienne à partager notre repas du midi. Un peu avec appréhension, car, elle est dans sa phase déprime où rien ne va, où elle n'arrive pas à se motiver pour bouger.
Elle est venue. C'est déjà cela. Et le repas s'est bien passé.
Depuis des années, je vois ma mère osciller entre phase surexcitée et phase déprimée.
Je me souviens de ces périodes, lorsque j'étais ado et que je vivais encore chez mes parents. Je revois ses larmes...beaucoup. Je ne me souviens pas, par contre, de phases où elle était tout feu tout flamme. J'ai l'impression que c'était moins marqué à cette époque.
Je me souviens d'aller-retour le mercredi avec fiston à peine âgé de 2 ans,dans une maison de repos perdue dans le 77. Je sais ce qui a provoqué le geste qui l'a conduite dans cet établissement. Je sais beaucoup de choses. Les secrets de famille ne font pas partie de la mienne à priori.
Après leur divorce, ma mère a une une longue période où tout allait bien, où elle croyait que tout irait pour le mieux : trouver du boulot, trouver un nouvel amour...
Là elle déchante. Tout n'est pas si simple. Ni trouver du boulot après un certain âge, ni trouver l'amour au coin du chemin. Certains hommes rencontrés semblent plus intéressée par une relation brève que par un lien sérieux.
Depuis plusieurs semaines, elle n'arrive pas à se motiver. Les médicaments varient, les dosages fluctuent.
L'année dernière, je travaillais dans la ville où elle habite. Je pouvais facilement aller manger chez elle le midi. Cette année, avec ma mutation, c'est plus compliqué.
Elle va partir pour quelques jours dans le sud, voir ma soeur et ma grand-mère. Cela fait plusieurs semaines que je la poussais à le faire. Elle s'est enfin décidée. Je ne sais pas si cela sera mieux, mais je me dis que le changement d'air lui fera peut-être du bien. On verra bien.
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