Demain, mon homme prendra une année de plus, avec aucune envie de fêter l’évènement.
Puis viendra le tour de fiston qui soufflera ses 12 bougies. Lui attend ce moment avec impatience ( pas pour les bougies d'ailleurs).
Juin se poursuivra avec la fête des pères qui sera chargée par l'absence, et finira avec la date attendue depuis des mois : la date anniversaire de la disparition de Michel.
On l'attend, on la redoute. On l'attend parce que l'on s'imagine que tout sera plus simple après. Qu'il n'y aura plus de première fois sans : plus de premier Noël sans lui... J'ai peur que ce ne soit qu'illusion. Que cette date attendue et redoutée n'apporte pas la sérénité. Je vois encore ma belle-maman pleurer trop souvent. Je vois encore mon mari se fermer dans sa bulle.
Je crains cette date. Je crains l'après... je crains que rien ne soit plus jamais comme avant. Et pourtant, justement, il faut aller de l'avant, il faut continuer de vivre et d'être heureux parce que c'est le plus beau pied de nez que l'on peut faire à la mort et que de là où il est, je suis persuadé que Michel serait bien malheureux de nous voir tristes.
C'est la première fois que je pense à laisser une lettre au cas où il m'arriverait quelque chose. J'y pense vraiment sérieusement. Ce n'est pas que je pense à ma mort constamment. Loin de là...
Mais si, si quelque chose devait se produire... il faudrait que j'écrive tout ce que j'ai à dire. Je ne supporterai pas que ma disparition entraîne des larmes et laisse des gens malheureux. Je vois mon mari se remettre péniblement du décès de son père... que se passerait-il si il devait m'arriver malheur ? Moi, je voudrais qu'il lutte, qu'il retrouve le sourire, qu'il vive heureux longtemps sans moi. Pour lui, pour mes enfants, pour ceux qui restent... Il faut que j'écrive cette lettre.
mercredi 30 mai 2012
mardi 22 mai 2012
Ne pas fausser la réalité
Voilà donc rassemblées ici, quelques une des notes que je ne trouvais pas "utile" que mes enfants lisent.
En les regardant de plus prêt, forcément, je constate qu'elles concernent les moments difficiles de ma vie.
Il ne va pas falloir que je transforme ce blog en mur des lamentations :) Il ne faut pas qu'il soit le reflet uniquement de ce qui va mal.
Ces notes écrites, noyées dans la multitudes des autres, donnaient une bonne image de ma vie. Une vie heureuse, malgré les incontournables coups durs.
Les rassembler ici, isolées des autres, leur donne un autre aspect. Alors il me paraît important de souligner que ma vie fort heureusement ne se résume pas à ces moments évoqués. Ils nous façonnent d'une certaine manière, mais ils ne nous résument pas. Et c'est une bonne chose.
En les regardant de plus prêt, forcément, je constate qu'elles concernent les moments difficiles de ma vie.
Il ne va pas falloir que je transforme ce blog en mur des lamentations :) Il ne faut pas qu'il soit le reflet uniquement de ce qui va mal.
Ces notes écrites, noyées dans la multitudes des autres, donnaient une bonne image de ma vie. Une vie heureuse, malgré les incontournables coups durs.
Les rassembler ici, isolées des autres, leur donne un autre aspect. Alors il me paraît important de souligner que ma vie fort heureusement ne se résume pas à ces moments évoqués. Ils nous façonnent d'une certaine manière, mais ils ne nous résument pas. Et c'est une bonne chose.
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