Petit texte écrit dans le train du retour il y a une semaine de cela, au sujet de mes dernières vacances dans le sud.
J’ai aimé ces moments, tout comme j’avais aimé les trois semaines estivales : impression d’avoir retrouvé une certaine complicité avec ma sœur.
Nous avons longtemps été très proches, très loin de l’image de certaines de nos amies qui ne cessaient de se disputer entre sœurs. Un an d’écart cela a certainement contribué à renforcer nos liens. Nous n’avions pas forcément les mêmes amis, les mêmes sorties, ni même les mêmes rythmes de vie aux premières heures de notre jeune vie d’adulte. Nous nous sommes soutenions, lorsque nos parents s’engueulaient, nous nous sommes soutenues cet été lorsque nous avons craint le pire.
Notre proximité s’est un peu évanouie, lorsque plus de 800 kilomètres nous ont séparé. Elle venait d’avoir son petit Florian.
Nous avons pris le TGV une dernière fois ensemble, avec tous nos marmots…et puis je l’ai repris seule avec mes deux lardons, la laissant à cette nouvelle dans le sud, à laquelle elle s’est vite habituée (elle prend même l’accent dans certaines circonstances, sans compter certaines expressions qui me laissent encore perplexe). Elle a fait sa vie, loin de nous. C’est étrange comme je me souviens encore de cet au revoir sur ce quai de gare. Il n’avait rien de définitif, mais il scellait une partie de notre histoire de sœurettes.
La distance, le temps, le manque de coup de fil, l’absence ont fini par un peu effilocher nos liens. A chacune nos vies différentes en un sens. Cela ne s’est pas fait en un jour, en un mois…plutôt en quelques années. J’ai eu comme l’impression de ne pas voir grandir ses enfants. Mais j’ai eu temps de plaisir à les retrouver pendant cette semaine. Hier j’avais Mathilde sur mes genoux, tel un koala collé à sa mère, alors que nous nous balancions sur la balançoire au rythme de la chaîne qui grinçait. Flo, plus grand, est forcément un peu plus « distant » que sa frangine miss câlin. Et puis il avait tant à faire avec son cousin !
Cet été, nous avons pris le temps de nous retrouver, de discuter de choses et d’autres. C’est comme si j’avais retrouvé ma soeurette. On a pleuré de tristesse ensemble et de joie.
Le train m’éloigne. Je sais que le téléphone ne sonnera pas plus, que les mails, ne se bousculeront pas dans ma boîte.
Mais qu’importe, on repartira comme en l’an 40 lors de nos prochaines retrouvailles.
A quand d’ailleurs, la prochaine escale ? Noël semble compromis, et lors des prochaines vacances nous n’avons aucun jour en commun. Reste cet été… c’est proche et loin à la fois.

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